Si Najat Vallaud-Belkacem, la première femme ministre de l'éducation nationale de France a quitté son ministère sous les applaudissements des personnels présents, son successeur n'est pas vraiment un nouveau venu. Déjà conseiller dans ce ministère sous plusieurs gouvernements de droite son discours de prise de fonction confirme les choix qu'il affirmait par le passé: développer les "fondamentaux" (mot fétiche des anti-pédagogues); passer de deux maitres par classe dans les REP à un dédoublement de la classe (comme ça on n'est sûr qu'on ne changera rien aux méthodes), une soi-disant autonomie des établissements qui semble surtout être l'autonomie des chefs d'établissements, etc.

Jean-Michel Blanquer marche, oui, mais à reculons.

Pour prolonger, élargir, prendre un peu de recul:
Denis Paget. Non à l’éternel retour. Sur le site des Cahiers pédagogiques. Denis Paget est membre du Membre du Conseil supérieur des programmes.

Mise à jour du 24 mai: un seul projet trouve grâce à mes yeux, l'annonce d'un dispositif "devoirs faits". On rappellera quand même qu'un arrêté et une circulaire de... 1956 inscrivent les devoirs pendant le temps scolaire. Le problème étant que cette sage décision n'a jamais été appliquée. Notre nouveau ministre fera-t-il mieux?